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Musique Assistée par Ordinateur

Faire vibrer les octets !

Linux et la Musique

Quels outils pour libérer les ondes ?

Linux et la Musique

Configurer Jack sous Linux

Avez-vous essayé d’enregistrer du son avec Linux ?

J’utilise pour cela mon zoom H6, que je connecte à JACK via la commande :

jackd -d alsa -d hw:H6


JACK Audio Connection Kit est un système qui centralise les bus audio au sein de Linux. Pour le manipuler, outre la ligne de commande pour les fonctions avancées, une petit utilitaire vous permet de le configurer à la souris : qjackctl .

Il permet par exemple de rerouter les bus (via connecter) :

qjackctl_connection.jpg

Ici, les 6 entrées de ma carte son sont listées dans system, à gauche. À droite, en entrée, elles sont envoyés vers Audacity, ici dénommé « PortAudio ». Celui-ci a été réglé pour fonctionner avec JACK. C’est également possible pour de nombreux autres logiciels audio : Ardour5, LMMS, Hydrogen, SuperCollider, etc.

Rien ne sera joué sur mes enceintes car la sortie jack (le vrai câble, cette fois), dénommée system, à droite, n’est pas relié.

 


Certains logiciels vous demandrons d’activer la gestion de processus en temps réel pour fonctionner. Attention, cela implique des risques de sécurité.

Pour ce faire, si vous avez les droits d’administration, commencez par ajouter votre nom d’utilisateur au groupe audio, à l’aide de la commande :

sudo usermod -a -G dialout utilisateur

Ensuite, il faudra modifier le fichier /etc/security/limits.conf :

sudo nano /etc/security/limits.conf

Et rajouter ces paramètres avant # End of file :

@audio - rtprio 90
@audio - nice -10
@audio - memlock 500000

# End of file

Il vous faudra ensuite quitter votre profil et vous reconnecter. Redémarrez le PC tout simplement ou utilisez exit.

Pour vérifier l’inscription dans un groupe :

nano /etc/group

 

https://jackaudio.org/

Linux et la Musique

JAPA : le spectrogramme sous Linux

 

Japa est un petit utilitaire pour Linux qui vous permet de visualiser le spectrogramme de la musique que vous créez ou écoutez.

 

Vous pouvez l’installer à l’aide de :

sudo apt-get install japa

 

Pour le lancer, il faudra lui spécifier le serveur sonore que vous utilisez, avec la balise -A ou -J, pour Alsa ou Jack. J’utilise personnellement plutôt Jack pour travailler l’audio :

japa -J

 

Avec Alsa, la connexion est automatique, mais pour Jack, il vous faudra rerouter l’audio vers Japa, par exemple avec QjackCtl. C’est en fait assez pratique pour monitorer les applications individuellement.

 

japa.jpg

La Théorie Musicale

Tout plein d'idées pour parler d'un plaisir ineffable !

La Théorie Musicale

Qui a inventé la musique ?

La question peut paraître étrange, mais la réponse pourrait vous surprendre. Un jour, on m'en a donné trois réponses...

La première, et peut être la plus sensée, pourrait être de répondre que personne n'a vraiment inventé la musique. C'est un art qui date de la préhistoire, et dont les origines n'ont donc pas été documentées. Nous sommes dans la supposition. Il semble probable que l'art, lié au plaisir, soit hérité des principes de séduction de la sélection naturelle. Avez-vous déjà vu une araignée danser ? On peut aussi supposer que la musique est liée au langage, et peut-être que nos ancêtres ont communiqué à distance à l'aide de tambours, bien avant l'invention des sms ?

La deuxième réponse est mythologique. À une époque lointaine, il n'existait pas d'historien pour lever le voile des origines humaines, et on palliait à ce manque de connaissance par la transmission d'histoire orales, dîtes mythologies, qui expliquaient à leur manière l'origine du monde. Dans la mythologie grecque, ce serait le dieu Apollon qui aurait transmis la musique, entre autres, à Orphée. Ce dernier, à l'aide de sa lyre, était réputé pouvoir charmer les animaux et animer les objets à l'aide de la musique. C'est de cette manière qu'il put ensuite passer Cerbère pour rencontrer Hadès, dieu des enfers, afin de retrouver sa dulcinée, Eurydice...

La troisième réponse est plus étrange. On raconte que Pythagore, se promenant un jour, entendit des sons harmonieux. Il s'agissait en fait de forgerons dont les marteaux battaient enclumes. Ayant pesé les outils, il se rendit compte que les marteaux dont les sons allaient bien ensemble avaient en fait des relations de poids mathématiques particulières. Notamment, les deux sons les plus harmonieux concernaient deux marteaux dont le poids de l'un était le double de l'autre. Pythagore se rendit compte que l'on pouvait étendre ce principe à une corde vibrante. En ce sens, Pythagore est vu comme le premier à avoir décrit la musique comme un système dont on pourrait tirer des connaissances. C'est donc l'inventeur, bien que le terme soit anachronique, de la musicologie.

La Théorie Musicale

Qu'est-ce que le rythme ?

La grande majorité des musiques que nous écoutons sont rythmées. Même si nous avons une compréhension intuitive de cette notion, celle-ci est en fait assez complexe à bien comprendre.

Pour pouvoir parler de rythme, il faut bien entendu commencer par penser au temps qui passe. Commençons par le représenter, comme un axe, avec une flèche qui indique le sens dans lequel celui-ci avance :

temkipasse.png

Le principe premier une fois le temps posé est que celui-ci peut-être divisé en durées égales. C'est le principe du métronome, qui émet un clic ou un bip à intervalles réguliers :

pulsation.png

C'est ce que l'on nomme la pulsation, que le musicien bat souvent du pied. Pour l'instant, il n'y a pas de hiérarchie entre les notes. Que se passe-t'il si nous en rajoutons ?

letemps.png

Nous avons là un concept crucial, celui de temps. En général, il y a un temps fort suivi d'un ou plusieurs temps faibles. Dans l'exemple ci-dessus, j'ai marqué les temps forts en bleu. Si nous devions donner le rythme avant de commencer, nous dirions " 1 - 2 - 3 - 1 - 2 -3 " . Le temps fort nous donne le début de la mesure :

lamesure.png

Une musique sur mesure à 4 temps ressemblera donc à ceci :

lamesure4.png

Qu'est-ce qui distingue le temps fort en musique ? Il est souvent accentué, et on a tendance à y change d'accord. Il relance la musique, c'est là que le danseur pose le pied.

La prochaine étape consiste maintenant à redécouper nos temps en parties égales !

3tempsbin.png

Comme vous le voyez, nous avons maintenant 1 mesure divisée en 3 temps qui sont divisés en 2 chacune ! Il est également possible de diviser en trois :

2tempster.png

Une mesure a 3 temps binaires contient le même nombre de subdivisions qu'une mesure à 2 temps ternaires !

biter.png

C'est ce qui amène beaucoup de gens à croire que les valses sont à trois temps ! En réalité, elles sont à deux temps, mais ternaires !

En général, ce sont surtout des divisions en 2, 3 et 4 qui sont utilisées par les musiciens. Les nombres impairs, comme 5, 7 ou 13 sont assez rarement utilisés, sauf dans certaines traditions musicales comme la musique des balkans, par exemple.

La Théorie Musicale

Quelles sont les caractéristiques physique du son ?

Domaine délaissé par beaucoup de musiciens, la physique du son est pourtant une discipline qui permet de mieux comprendre la musique, et d’ouvrir ses recherches à de nombreuses possibilités. Plus avant, l’omniprésence de l’amplification implique qu’aujourd’hui, à de rares exceptions près, même les musiciens ‘acoustiques’ sont impactés par le travail de sonorisation. Le but de cette page est de présenter les concepts fondamentaux liés à cette physique.

Fait plutôt connu, le son est par nature une onde. Contrairement au photon, qui est une onde en quelque sorte par lui-même et peut donc se déplacer dans le vide, le son est une onde qui s’inscrit en fait en creux au sein d’un milieu donné, en général dans l’air qui nous entoure. Cela explique que, contrairement aux batailles tonitruantes de vaisseaux spatiaux que l’on peut voir dans les films, le son ne se propage pas dans l’espace ( l’espace dont on parle étant ici ce qui se trouve hors de l’atmosphère, et qui est en fait le vide ).

La propagation de cette onde nécessite une origine, et, traditionnellement, c’est l’action du musicien de faire vibrer une corde ou une membrane qui la déclenche. Aujourd’hui, ce peut également être un signal électrique qui fait vibrer des enceintes. Lors de cette vibration, la membrane va commencer par pousser l’air qui se trouve directement à côté d’elle, puis revenir en arrière. L’air déplacé de cette manière va lui-même pousser la masse d’air qui le suit, puis revenir en arrière du fait de la dépression d’air créée derrière lui par le retour de la membrane. Cette action va alors se répéter en s’amenuisant et, si l’oreille d’un auditeur se trouve sur le chemin de ce mouvement d’air, cela fera vibrer son tympan, provoquant chez lui l’impression subjective d’un son. Le son est donc un mouvement de surpressions et de dépressions qui se transmet dans un milieu ambiant, à une vitesse donnée, dite vitesse du son. Au niveau de la mer, celle-ci est égale à 340,29 m / s.


Tzoing.jpgFig a : musicien faisant vibrer l’air ambiant.



Comment peut-on décrire cette onde ? La représentation commune de l’onde sonore est la suivante :

Onde.jpg

Il s’agit d’un tableau en deux dimensions, et donc définit par deux axes : en Y, verticalement, il s’agit de l’amplitude de l’onde, c’est-à-dire le déplacement de l’air par rapport à l’endroit où il se trouvait à l’origine. Horizontalement, en X, il s’agit du temps qui passe, dont nous mentionnerons les échelles un peu plus tard. Le tableau montre donc la variation de la position de l’air dans le temps par rapport à sa position initiale.



Deux paramètres peuvent varier si nous gardons cette forme d’onde :

OndeAmp.jpg

Ici, l’onde met autant de temps que précédemment à revenir à sa position initiale, mais l’amplitude est deux fois moins grande. De la manière dont nous percevons un son, cette amplitude correspond au volume sonore : le son que nous avons ici serait donc perçu deux fois moins fort que le son précédent.



Le second paramètre qui peut varier est la fréquence à laquelle cette onde oscille :

OndeFreq.jpg

Ici, dans le même temps qu’au premier exemple, l’onde a effectué deux oscillations. Il s’agit du paramètre nommé fréquence et qui correspond à notre perception du grave et de l’aigu. Le son ci-dessus, ayant une fréquence deux fois plus rapide que le premier exemple, il nous paraîtrait deux fois plus aigu.

En terme de sémantique, nous avons vu que la variation verticale de l’onde s’appelle l’amplitude. Elle peut être négative ou positive. Horizontalement, nous parlons de la fréquence de l’onde, qui est mesurée en Hertz, c’est-à-dire en nombre d’oscillations par seconde. Une seule oscillation, c’est à dire le mouvement que fait l’onde pour monter, puis descendre et revenir à son point de départ se nomme une phase. La fréquence est donc égale au nombre de phases de l’onde par seconde.



Le premier exemple que j’ai pris oscille à une fréquence de 440 Hz, c’est-à-dire qu’il dure environ 0.002 seconde ! Le même tableau sur une seconde entière ne permet plus de discerner les ondes, puisqu’il y en a 440 :

OndeSec.jpg

Vous noterez par ailleurs que l’échelle en bas n’est en fait pas indiquée en secondes. Le tableau est une représentation numérique d’un signal sonore, qui ne peut être continue, comme dans le monde réel. Le son est donc constitué d’un certain nombre de points par seconde, ici 44 100. On appelle ce nombre la fréquence d’échantillonnage, donnée en mesures par seconde, c’est donc également en Hertz que cette mesure est exprimée.



Que se passe-t-il lorsque deux musiciens jouent ensemble ? L’air qui vibre à endroit donné est à la fois déplacé par la vibration qu’émet l’un, et par la vibration qu’émet l’autre. En d’autres termes, lorsqu’il y en a plusieurs, les ondes s’additionnent.

Onde2.jpg

Ci-dessus l’onde résultante de l’addition d’une onde à 440 Hz et d’une onde à 880 Hz. Les amplitudes s’étant additionnées, on dépasse maintenant l’amplitude de 1 que nous avions avant. En d’autres termes, ajouter des sons augmente le volume sonore. Les deux fréquences, par contre, restent audibles, car l’addition à fait émerger une crête qui correspond à chaque onde que nous avions au départ. Créer de nouveaux sons en en additionnant s’appelle la synthèse sonore additive.

Bomdziiing.jpgFig b : principe de synthèse sonore additive.



Une conséquence directe de ce principe, assez déroutante, est la suivante :